L’importance de la formation GSU dans le secteur médico-social  » Un des axes prioritaires de formation 2018


 

Publié le

10 septembre 2017


Circulaire du gouvernement


Un des axes prioritaires de la formation du gouvernement en 2018. Améliorer les pratiques de soins des équipes pluri-professionnelles dans un cadre spécifique (qui comprend notamment la formation des professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence et aux situations sanitaires exceptionnelles, la sensibilisation des acteurs de terrain aux enjeux du don d’organe et de la greffe) http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/07/cir_42389.pdf

(Ré)-apprendre les bases du secourisme, pratiquer des gestes  simples mais tellement vitaux, préserver ou même sauver une vie grâce à quelques manœuvres classiques… Grâce à la formation continue, les soignants peuvent demander à se former à l’AFGSU (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence)  de niveau 2, une formation de 21 heures, déjà rendue obligatoire pour les étudiants du nouveau cursus.

Un niveau de connaissance hétérogène


« Je sais poser une perfusion, effectuer une prise de sang ou encore aspirer mes patients. En revanche, si l’un d’entre eux devait faire un arrêt cardiaque devant moi, j’avoue que je serais démunie, surtout si je suis seule à devoir gérer » regrette Carine, 33 ans, infirmière en EHPAD.

En France, les gestes secouristes de base et les procédures d’urgence ne sont pas toujours maîtrisés des soignants. « C’est pourtant ce que l’on devrait apprendre en premier » estime Carine, qui s’apprête à suivre l’AFGSU.

Pour Frank Paillard, cadre supérieur au CESU 75, la disparité des connaissances en termes d’urgence chez les soignants, viendrait en partie de l’ancienne formation initiale des infirmiers, trop hétérogène selon les instituts de formation.

« Certains IFSI demandaient à leurs étudiants de suivre une formation en secourisme avant d’intégrer l’école. D’autres proposaient une formation intégrée en cours de cursus. Mais ce n’était pas généralisé et il était fréquent de voir des étudiants sortir diplômés sans avoir jamais pratiqué ni vu un seul geste ».

La faute à la formation initiale, mais aussi, selon Frank Paillard, au manque de remise à niveau et de recyclage régulier des connaissances.

Combler le manque


Depuis 2006, les formations aux gestes et aux soins d’urgences (FGSU) peuvent être délivrées aux personnels travaillant dans les établissements sanitaires et médicaux- sociaux. L’obtention de l’AFGSU de niveau 2 est même devenue obligatoire pour les étudiants, et ce, dès le deuxième semestre de la première année. « Il n’y a malheureusement pas d’obligation légale pour les infirmiers en poste » explique Frank Paillard.

La certification des établissements et la mise en place du DPC incitent fortement les institutions à proposer des formations de ce type. « C’est un réel progrès, même si les encadrants n’ont pas toujours les moyens d’envoyer leurs agents se former pendant 3 jours ».

Au programme de l’AFGSU 2


Les soignants peuvent accéder directement au niveau 2 de l’AFGSU, sans passer par le niveau 1, destiné au personnel administratif. Le programme se compose de notions théoriques, mais surtout de gestes pratiques : gestion d’une hémorragie, identification et prise en charge de l’inconscience, de l’obstruction des voies aériennes ou encore réanimation cardio-pulmonaire avec ou sans matériel (chariot d’urgence, ballon, défibrillateur semi ou entièrement automatique).

Les participants apprendront aussi à gérer un accouchement inopiné ou encore un malaise. Ils pourront identifier les signes de gravité d’un traumatisme et utiliser le matériel d’immobilisation adéquat (attèle, collier cervical, brancard…).

Cette formation nécessite un recyclage tous les 4 ans, avec une possibilité de se spécialiser dans les risques NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques).

Credo Formation accompagne les établissements qui souhaitent mettre en place cette formation, pour plus d’informations merci de cliquer sur la rubrique Evaluation et gestion des risques